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Takeo - par
Rosine
Bonjour, bonjour!!
Cette semaine, Chanda et moi sommes allées à Takeo faire nos enquêtes sociales: ça faisait un moment que nous devions y aller .. En effet, nous avions de nouvelles demandes de parrainages et nous devions donc aller voir comment vivent les familles. Nous avons commencé par 2 enfants que l'ONG « Enfants du Mekong » nous a demandé de prendre le relais car arrête de travailler sur Takeo. Comme nous venons de rentrer, les 2 cas sont en cours de réflexion car nous en n'avons pas encore discuté avec les personnes responsables du parrainage chez EAA.
A Takeo, il y a 35 externes mais le directeur ne trouvait pas utile que nous les visitions toutes. Parmi elles, nous avons visité une famille de 7 enfants (dont 6 garçons!) qui nous attendait plus tôt que prévu (aaah ces taxi collectifs cambodgiens!!!). Et oui!! On a encore mis du temps pour partir de la ville !! Et sur la route le chauffeur s'arrêtait pour prendre des passagers: du coup on a dû faire 15kms en 40mins...

Arrivées à notre point de RDV sur la route principale Takeo-Phnom Penh, nous avons attendu 30 minutes que le filleul d'EAA vienne nous chercher en scooter..et donc 30minutes pour arriver chez lui dans la poussière et à travers les vents de terres (rouges!): mon sac s'en souvient encore!! Ils nous ont très bien accueillis si bien que nous y sommes restées près de 3heures..je crois que de toutes les enquêtes sociales que nous avons faites, c'était la première fois. La famille nous a invité à manger, cette fois nous avons accepté en sachant bien sûr nous allions payer notre repas..Nous avons bien discuté et n'avons pas vu l'heure...alors que notre journée n'était pas finie! Au moment de partir, ils ont voulu nous donner les gâteaux qu'ils venaient d'acheter: là c'était hors de question!! C'est le côté cambodgien (surtout chez les moins aisés): dès qu'ils ont quelque chose, ils le partagent ou le donnent..

Le courant est si bien passé que la famille nous a invité pour le nouvel an cambodgien en avril!! On verra avec Chanda si on pourra leur rendre visite ...peut-être pas pour le nouvel an mais avant que je ne parte en France.... Prochaine étape Kampong Chnang!
Kampong Speu - par
Rosine
Nous voilà de retour de Kampong Speu!!
Et bien j'ai parlé trop vite!!! Quelle galère que c'était!!! Bien que ce n'est qu'à 50km de Phnom Penh avec une route plus belle: on aura mis autant de temps que pour aller à Kep qui est à 170km!
Cette fois, on a pris le taxi collectif: moyen de transport très utilisé au Cambodge qui comprend (théoriquement!!!) une douzaine de places...Le gros inconvénient c'est que pour partir il faut que le chauffeur remplisse au maximum son taxi: ce qui peut prendre énoooooooormément de temps. Après au moins une heure d'attente, voyant que personne ne montait, le chauffeur décide de partir (je crois qu'il en avait marre qu'on lui demande: "quand est-ce qu'on part??")...sauf qu'une fois parties, on croit que c'est bon!! et bien non tout le long de la route, le chauffeur cherchait encore des clients pour rentabiliser son aller: il s'arrêtait et repartait........ on a même eu droit à des demi-tours!!
Mais bon, l'essentiel c'est que nous soyons arrivées à bon port: le taxi nous a même déposées au centre d'ASPECA!!
La sous-directrice nous attendait plus tôt...on est arrivées à l'heure du déjeuner...Elle a été très accueillante, elle nous a aidé à voir quelles familles nous devions visiter.
Durant ces 2 jours, la sous-directrice nous a même accompagnées chez les familles à visiter.
Nous avons vu plusieurs cas différents dont quelques-uns détaillés:
1-un filleul ne va plus à l'école depuis 1 an: d'abord orphelin de père puis de mère, il vit aujourd'hui avec un beau-père qui est âgé et ne voit plus très bien. Ce filleul est tombé malade lors d'une visite chez sa soeur à Battambang. Pour aider son beau-père, il a été obligé d'arréter l'école pour trouver de l'argent pour se nourrir...Notre rôle est donc de remonter l'information à EAA à Phnom Penh et Paris.
2-une filleule de 17 ans qui, il y a 6 mois, a commencé à se plaindre de son genou gauche. En janvier, son genou a triplé de volume et depuis elle a passé plusieurs scanners, examens, opérations..Vichara est atteinte d'une ostéosarcome, cancer d'un genou. D'après les médecins la seule solution est qu'il faille "couper" sa jambe mais la jeune Vichara ne veut pas, elle préfére attendre et ne pas être handicapée: dur moment avec Chanda à entendre tout cela... même rien que d'y repenser en l'écrivant...
Moralement cette mission à Kampong Speu a été dure mais aussi physiquement...
Ca y est, il commence à bien faire chaud: moi qui supporte en général la chaleur, je la trouve épuisante. Et parait-il que Kampong Speu est une ville plus étouffante....Qu'est-ce que ca va être en avril!!!
Missions - par
Rosine
La semaine dernière, nous sommes allées à Kep faire des enquêtes sociales!
C'était moins difficile que Kampong Thom: le directeur nous a beaucoup aidé en nous emmenant directement, ou en demandant à un jeune, avec le van d'ASPECA, de nous y conduire...Pas besoin de tourner pendant des heures, ni demander aux passants les directions ou les villages!!
A peine revenues sur Phnom Penh, il nous faut repartir pour Kampong Speu demain matin !! Heureusement que la route est plus belle que celle de Kep et plus courte!!!
Mondulkiri, ce n'est pas fini ! - par
marc
Salut Rosine,
Je crois que tu n'en as pas fini avec les minorités ethniques du Mondulkiri ! Il va falloir que tu y retournes !!! Grâce à tous ceux qui participent à ton projet, nous avons pu trouver les sous pour le puits d'An Daung Kraloeung. Mais je sais que cela te fait plaisir d'aider ces enfants et leurs enseignants dans ces zones si reculées du nord-est cambodgiens. A toi de "jouer" maintenant et de nous dire ce que tu vis là-bas.
Encore BRAVO Rosine et continue de nous donner de tes nouvelles, c'est super !!
truc - par
nono
roro
j'ai vu un mot passer, pour un puits , contacte nono.....
Déplacement Kampong Thom - par
Rosine
Cette semaine, avec Chanda nous sommes parties en déplacement à Kampong Thom.
Nous avions une liste d'externes à visiter pour savoir si nous devions arrêter ou non le parrainage .
Ce n’est pas toujours facile de savoir ou habitent les familles, nous sommes donc allées voir le directeur de l'orphelinat d'ASPECA qui nous a donné de précieuses informations: quel gain de temps!!
Suivant la distance, nous sommes allées chez les familles à moto-dop ou à vélo. J’ai demandé au directeur du centre s'il pouvait nous prêter deux vélos pour effectuer les petits déplacements, c’est bien souvent plus rapide et plus simple qu ‘avec les moto-dop car à chaque fois on doit négocier les trajets…
Lors de la mission, voici les difficultés relevés :
-moto-dop toujours à négocier donc perte de temps....
-notion de distance : elle n'est pas la même pour tout le monde: 100m pour certains représentent environ 1km ou vice-versa donc il nous était difficile de savoir quand nous arrêter ou quand tourner....
-difficile de contacter les gens: tous n'ont pas le téléphone
-les familles n'habitent pas dans les mêmes villages donc il faut s'organiser à l'avance pour éviter les aller-retours
-savoir si les gens disent la vérité ou non
-sécurité du cambodge
-chaleur
et pour Chanda : le déplacement à l'aller et au retour car elle est malade en voiture ou bus!!
Sur la quinzaine de filleuls, nous demandons l'arrêt de 3 parrainages: nous avons constaté qu’une filleule n’allait plus à l 'école et que deux autres avaient un niveau de vie très confortable, leur famille s'étant bien enrichie grâce au commerce.
Il nous faut maintenant envoyer les informations au bureau de Paris pour prévenir les parrains des situations...une autre partie de plaisir!!

Jamais 2 sans 3: mission Mondulkiri - par
Rosine
Bonjour à tous!!
| Une fois de plus, je suis retournée dans le Mondulkiri afin d'aider Ratha, la personne chez ASPECA qui s'occupe du programme minorités ethniques. Nous sommes retournés dans les mêmes villages et écoles qu'au mois de janvier pour une nouvelle distribution de fournitures scolaires, hygiéniques. A Patrouleu, nous avons distribué des sacs de riz pour les familles et du pain fourré de viande acheté à Phnom Penh. |
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Comme la famille de Ratha a acheté 200 vêtements afin que nous les distribuions lors cette mission et qu' il me restait des vêtements et des jouets que certains d'entre vous m'ont donné en décembre dernier: chaque famille et enfant a ainsi pu recevoir un sac de vêtements.
Laokar: après environ 1h-1h30 heure de route, nous sommes arrivés au village où nous avons distribué du riz . Un moment particulier lors de cette visite: les villageois ont voulu nous faire goûter leur alcool fabriqué eux-mêmes... Pour la nouvelle année chinoise, quelques villageois ont fait une prière autour de la jarre d'alcool pour nous apporter du bonheur et prospérité. La tradition est de boire l'alcool avec un tube de bambou directement de la jarre : chacun d'entre nous trempait le tube de bambou pendant que le chef du village faisait la prière. Nous sommes partis avant qu'ils nous obligent à boire toute la jarre!!!
A Laokar: près du village de Laokar, nous sommes allés rendre visite aux enfants à l'école. En décembre j'avais versé 500euros grâce à vos dons. Au départ, cet argent devait servir pour financer le puits de Laokar puis on m'a demandée de financer celui de Krantès car celui de Laokar était déjà financé... Pour finir l'argent a servi à construire le puits de l'école de Laokar!! Lors de notre visite en janvier, l'eau était imbuvable. Même s'il manque juste quelques finitions, cette fois-ci on peut dire qu'il est exploitable par les enfants: ils peuvent boire et se laver avec cette eau!!
Merci encore pour eux!!!! |
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Avant de repartir, nous avons distibué du pain aux enfants.

A l'école de Krantès: nous avons pu distribuer du pain et un sac de vêtements à chacun. En janvier, nous avions vu qu'il manquait un puits: il a été financé par une autre association mais il n'est pas encore fini: il manque une buse..
Et pour finir la mission dans le Mondulkiri: direction l'école de l'institutrice Dong où nous avons distribué du pain fourré et les derniers vêtements qu'il nous restait. Nous avons distribué des sacs à dos aux enfants et des avions en papier: j'ai appris à Dong, l'institutrice, comment faire afin qu'elle montre à ses élèves.
L'institutrice Dong se lève très tôt le matin (4h) pour aller jusqu'au puits, à 3kms de chez elle. Elle est obligée d'y aller le plus tôt possible et à pied si elle veut qu'il lui reste de l'eau pour se laver: un puits dans le village d'An Daung Kraloeung serait le bienvenu!!
Comme il nous restait des sacs à dos et quelques vêtements, nous nous sommes arrêtés dans les villages et écoles voisins pour faire quelques distributions..
Merci à Airbus Saint-Nazaire pour ses avions A380 en papier et ses sacs à dos qui ont fait le bonheur des petits!!
Encore une mission dans le Mondulkiri que j'ai beaucoup appréciée, je pense que c'est la dernière avant mon retour en France car il n'est pas prévu de nouvelle distribution avant le mois de novembre.. Je garde les visages des enfants en mémoire: pour certains leur sourire, pour d'autres la tristesse de leur visage!!
A Chantal et Philippe - par
Rosine
Bonjour Chantal et Philippe !!
Merci pour le message qui fait chaud au coeur!!Je vous souhaite également une très bonne année 2010!!
En effet, le cheminement du courrier "parrain-filleul" peut être long même si l'équipe d'EAA fait du mieux qu'elle peut.
J'ai eu l'occasion de revoir la famille de Sophorn lors d'une enquête sociale.
En attendant d'avoir des nouvelles de votre filleule et afin d'égayer ce début d'année: je vous envoie une petite photo...
Grâce à votre soutien ainsi que d'autres marraines-parrains, Phyvorn, Phanith et Sophorn sont tous les trois parrainés!!
Merci pour eux!!
A bientôt
Weekend scout - par
Rosine
Vendredi direction Battambang où nous avions la venue au centre de Battambang des scouts laïcs de Nouvelle-Calédonie.
Le soir même, nous devions rencontrer Chenda, la directrice du centre pour ficeler l'organisation du weekend puis faire quelques achats (à la demande des scouts) pour le weekend... Tout ceci avant de rencontrer les scouts pour échanger et savoir si nous étions bien en phase sur les objectifs de leur venue.
Le samedi matin, quand les scouts laïcs de Nouvelle-Calédonie sont arrivés nous avons commencé par une visite complète du centre . Nous leur avons expliqué comment le centre fonctionnait et la vie quotidienne des enfants. Très vite, tous les jeunes se sont dispersés dans le centre suivant leur intérêt personnel...certains sont allés dans la bibliothèque, d'autres ont joué au foot...pour ma part je suis restée avec un groupe et avons échangé des chansons cambodgiennes et calédoniennes.
Nos 270 enfants d'ASPECA sont répartis dans 10 maisons. Il nous a semblé intéressant pour tous les jeunes (et moins jeunes) de partager le repas du midi. Nous avons donc dispersé les 40 scouts dans les 10 maisons par groupe de 2 qui sont arrivés avec 3 bouteilles de soda dans chaque maison. Pour m'assurer que tout se passe dans la meilleure ambiance possible et que nos invités se sentent bien à l'aise, j'ai fait le tour des maisons. Pas surprenant que la communication était difficile pour certains! Dans quelques maisons, il fallait que j' explique aux enfants et maman nourrice qu'il fallait déjeuner ensemble et non pas attendre que les invités terminent (comme ils ont coutume de faire).
J'ai eu un très bon retour du déroulement du repas de la part des organisateurs. |
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A peine, le repas terminé, les jeunes se sont retrouvés par affinité puis ont commencé des jeux..
Les scouts et nos enfants étaient dispersés dans tout le centre : certains jouaient au foot, d'autres faisaient du vélo, de la guitare, du vélo, certains discutaient...on a senti une fusion s'établir entre les jeunes: c 'était incroyable!
Nous avons réuni tout le monde pour le goûter offert par les scouts: nos enfants étaient tellement contents de joie de recevoir des gâteaux, bonbons, boissons et fruits que nous ne les tenions plus en place. Mais cela a fait plaisir aux scouts de voir que leur cadeau faisait le bonheur des enfants d'ASPECA.
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Dimanche matin, comme prévu nous avons échangé quatre danses.
Un groupe de jeunes filles a fait la 1ère danse ensuite place aux scouts avant de terminer par un groupe plus jeune d'ASPECA.

Nous avons fait deux banderoles : une signée par nos enfants d'ASPECA pour les scouts et la deuxième signée par les scouts pour nos enfants.
Les scouts ont aussi offerts des cahiers, stylos et souvenirs (carte postale, porte-clés..) de Nouvelle-Calédonie.
Avant de partir pour l'autre centre de Battambang, les organisateurs ont demandé à parrainer des enfants.
Quatre enfants vont être parrainés: les scouts laïcs de Nouvelle-Calédonie vont parrainer un enfant dont la mère est handicapée.

Avec Pauline, nous devions rentrer à Phnom Penh mais quel déchirement quand il fallait leur dire aurevoir!! Nous avons tous passé un très bon moment ensemble: preuve que les scouts aussi: ils devaient rentrer en même temps que Pauline et moi mais ne sont repartis que dans l'après-midi et ont donc changé leur programme...
salut rosine ! - par
graziella
Je voulais juste te remercier de nous faire partager ton expérience. il est vrai que par les photos et les commentaires, on s'imagine beaucoup mieux la vie au cambodge ainsi que celle des enfants. Alors, continue à alimenter notre curiosité, c'est vaiment génial, en plus tes photos sont très belles...
A bientot Rosine
Graziella
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